bleu fushia

always blue


11 Commentaires

Grosse fatigue

10661675_720900041333499_6926746389794418276_o

Jacques Henry Lartigue

Se réveiller épuisée, molle, irrésolue, fragile, en miettes, un jour de plus, avec la certitude qu’elle n’en finira jamais d’hiberner, plus jamais.

S’entendre se dire à elle-même, à haute voix : « ma fille, par les temps qui courent, je dois te dire que tu manques singulièrement de ressort »

S’inquiéter d’une possible schizophrénie doublée d’une sénilité galopante, malgré l’emploi du mot « singulièrement », qui, sans qu’elle sache pourquoi, la rassure un peu sur son état de délabrement.

Se visualiser une seconde dans une BD mélodramatique, avec des temps qui courent dans tous les sens de façon totalement désordonnée, avec une BO épique (mais en sachant qu’il n’y a pas de BO dans les BD), et soi-même en Zébulon ramollo, langue pendante, appuyée contre un arbre quelconque, sur fond de paysage dévasté.

zebulon

Se dire qu’elle est fatiguée, parce que, sinon, dans une visualisation, l’arbre ne serait sans doute pas quelconque. Les arbres, ce n’est pas n’importe qui, elle y porte attention.

Passer du coq à l’âne et se rechanter, ravie, et complètement allumée, pendant deux minutes (et singulièrement ragaillardie par le souvenir, et par sa précision, même si ça ne dure pas, la ragaillarderie)

« Tournicoti !

en avant la mélodie

tournicoton

en avant la chanson »

Esquisser trois pas de danse maladroite, se dire qu’elle est tout à fait con, mais qu’elle s’en balance, et continuer :

« Avec moi, on joue, on chante, on rit hi hi

ah, je suis en forme, je suis en forme !

Venez zavec moi au pays merveilleux

chanter zavec moi, et vous serez heureux »

fb_img_1547706304718

origine non identifiée

Se dire que, au temps de son enfance, la vie semblait encore gentillette, avec Zébulon et le père Pivoine, et que tout cela est bien loin, une image délavée, du temps où on gagnait des bons points à l’école si on était sage.

Se rappeler qu’elle était bien sage, mais que les bons points, ça lui semblait quand même infantile (même quand elle était minuscule).

Se dire qu’elle se souvient de la chanson de Zébulon, mais pas d’autres trucs de meilleure qualité, comme les poèmes de Totor (ce surnom idiot lui fait esquisser un sourire – et elle pense au « gruyère en fleurs »), dont elle a appris des tonnes de vers à l’époque, de poèmes qu’elle peut souvent commencer avec ardeur, mais qu’elle interrompt au bout de quelques mots seulement. Ô combien de marins, combien de ‘pitaines, Qui sont partis la la, la la la la la la…, Oceano nox, qui serait maintenant une marque de sardines en voie d’extinction pour bobos cultivés, dans un monde lugubre plongé dans la nuit du capitalisme.

Se demander si tout le monde est comme elle, avec n’importe quoi qui lui passe par la tête tout le temps, n’importe quelle association d’idées, se défiant des époques, de la logique, bribes de chansons, de souvenirs, fatras informe, gloubi boulga de riens du tout entre lesquels son esprit sautille au hasard Balthazar. Se posant des questions à la noix qui ne débouchent sur que dalle, et ne riment pas à grand chose. Qu’elle se pose juste pour explorer l’illogisme souverain du monde des mots, et du monde en général.

Se souvenir, justement, qu’elle a lu un truc sur une maladie bizarre, les sauteurs du Maine, qui n’affectait que les français bûcherons, qui se mettaient à sauter et sursauter pour un rien. Croire se rappeler que c’était une histoire de stress.

Se demander pourquoi, elle, le stress la prive de ressort. Singulièrement.

escultura

Si elle devait se figurer (et justement, elle essaye) l’emplacement du ressort dans le corps, se demander où elle le situerait, et s’il n’y en a qu’un, ou plusieurs.

Se dire qu’il est probablement de son ressort, justement, d’avoir du ressort.

Se demander un moment, si un ressort peut exiger de lui-même d’avoir du ressort, ou s’il s’agit de deux ressorts différents. L’un commandant l’autre, en quelque sorte.

Si son manque de ressort vient du fait qu’elle dort depuis peu sur un sommier à ressorts. Dont elle soupçonne, dans une crise de parano subite, qu’il aurait pu attirer tout le dynamisme légendaire du ressort à lui, en l’en privant définitivement, elle. Genre vases communicants fatals.

Penser aux couteaux à ressort, aux ressorts à boudin (mais aussi, certainement, à l’existence des couteaux à boudins, mais pas des ressorts à couteaux).

9910000054853_cg

Et, dans la foulée, à chapeau d’paille et paillasson, somnambule et tutti quanti.

Essayer de se souvenir, sans succès, d’une expression qui a un rapport avec le manque de ressort et qui fait intervenir un paillasson. Flasque comme un paillasson ? Non… L’énergie d’un paillasson ?
Bon.
Penser à Gaston Lagaffe.

Se demander comment on dit ressort en anglais. Découvrir qu’un ressort est cassé se dit « spring is broken ».

Se rappeler qu’elle est quasiment bilingue, mais qu’elle ne sait pas comment on dit ressort en allemand. S’en foutre un peu. Beaucoup même.*

Se demander avec angoisse ce que le printemps vient faire dans l’histoire, si le changement climatique y est pour quelque chose, et si le printemps est définitivement «total kaputt» ? Et dans ce cas-là, quelles sont les relations entre les saisons et le boudin ? S’il y en a.

Si le printemps est pété parce que la planète part en eau de boudin.

Ne plus se souvenir qui chantait « tiens, voilà du boudin », ni dans quelle circonstance.

S’intéresser subitement à l’état du monde et allumer la radio.

Y entendre une universitaire déclarer, elle ne sait à propos de quoi, mais elle le note : « il faut ouvrir tous les tuyaux d’orgue, il faut casser tous les couloirs de nage »

Se dire que, quand même, elle y va fort ! Les couloirs de nage ! mais pourquoi tant de haine ?

Qu’il y a des gens encore plus bizarres qu’elle, finalement.

L’écouter rajouter « je le dis en sourdine, il n’y a plus d’escalier »

casque méta conceptuel

Nous v’là bien, sans escalier !

En ressentir comme une angoisse. A cause de la sourdine. Elle l’aurait claironné, ça aurait été moins pire.

Se souvenir qu’on ne dit pas plus pire, et ne plus savoir si moins pire, c’est pire que dire « plus pire », ou mieux.

Trouver qu’avec les ressorts cassés et le printemps foutu, ça commence à faire beaucoup.

Eteindre la radio vite fait bien fait.

Se surprendre à la regarder en coin, la radio. On ne sait jamais, s’il fallait la contenir d’un coup, l’empêcher de déraper. Lui arracher la prise pour lui couper tout ressort.

A ce stade-là, en revenir aux valeurs sûres. Se plonger dans ce qu’un article lu le matin appelle le « wording ». Les mots, quoi…

Se dire qu’il faudrait aussi qu’elle lise le livre de celle qui s’est intéressée à la « généalogie » de l’expression « il faut s’adapter ». Que ça la calmerait. parce que la dame avait l’air, comme elle, de trouver qu’ils commencent à nous les gonfler dru, les alibofis !
Revenir dans sa zone de confort : les livres, les définitions, l’étymologie, tout ça.

Sortir le dictionnaire Littré. L’ouvrir à la page contenant l’entrée « Ressort » :

1.« se dit du mécanisme qui meut les êtres vivants, un empire, le monde etc. »

2.« propriété naturelle qu’ont certains corps de se remettre en l’état d’où on les a tirés par quelque effort ».

Ex.

« Son âme avait encore tout son ressort » (Rousseau)

« Que verrons-nous dans notre mort,

Qu’une vapeur qui s’exhale

Que des esprits qui s’épuisent,

Que des ressorts qui se démontent et se déconcertent ? » (Bossuet)

Se dire que tout ceci est bien étrange. Qu’elle ne savait point avoir une âme possiblement à ressort.

balancier_avec_ressort_spiral

« mon âme est un paysage choisi »…

Se demander si la deuxième définition s’applique au corps qui perd son élasticité quand on arrête la gym, ou si cette idée idiote qui ridiculise Littré procède seulement de son esprit facétieux et mal placé.

S’interroger sur les mécanismes qui « se démontent, et se déconcertent » après nous avoir mus ? Et toucher du doigt (qu’elle retire aussitôt) un abîme de réflexion philosophique : ne serions-nous que des machines ? (ressorts, mécanismes, et tout le tintouin).

Trouver tout cela bien mystérieux.

Penser à Béranger :

« On est bien peu de choses, madame

Donnez-moi un kilo de bananes

bien mûres ! »

Se recoucher, fatiguée et sans ressort, tout au fond de son accueillant plumard.

Se dire que, demain, elle essaiera d’aller manifester sa préoccupation pour le climat.

Si les petits cochons (assistés par les ressorts à boudin…ou pas) ne l’ont pas mangée d’ici là.

img_20181119_092857933

Des fois que le printemps, Ginette, serait pas totalement foutu !

Et en espérant qu’il n’y ait pas, comme elle l’a lu à propos d’une autre manif, trop « d’arrestassions ». Elle n’a pas envie de terminer au « violon, avec mal vers l’aine »**.

©Bleufushia


* En fait, en le sachant, même après coup, grâce à son ami Luc, germaniste distingué (merci, m’sieur !), ne pas s’en ficher du tout, et trouver extraordinaire qu’au singulier, le mot Feder (ressort) désigne aussi la plume (celle de l’oiseau comme celle qui aurait pu me servir à écrire cet article, si je n’étais pas d’un modernisme confondant !), et qu’au pluriel, les Federn, désignent les plumes dont on ne peut s’extraire, dans le plumard de la même couleur !

** Bobby Lapointe

Publicités


4 Commentaires

Classé sans suite

s0-saucisse-du-vendredi-comme-un-avion-sans-ailes-78683

Comme un avion sans ailes (au hasard du web, sur un site « saucisse du vendredi »)

Ouvrant ma boîte à griffonnages et autres gribouillis, boîte cependant garantie sans un seul griffon (je me méfie des animaux de légende, depuis que ma licorne-bouillotte a eu, au sens strict, le feu au cul, lors d’une austère soirée bigoudis, et que j’ai dû lui appliquer en urgence la thérapie Rika Zaraï), je me livre à mon rituel de passage d’année. La vider, contempler l’année passée.

J’y recueille au jour le jour, à partir de filtres incompréhensibles pour d’autres que moi, des trucs qui me laissent coite, me font rire, réfléchir, des infos qui ne servent à rien, des fragments d’images du monde, d’instantanés, de mots…
Effeuillant d’une main légère la surface des papiers les plus récents, déposés en couches aléatoires, ce jour, je récolte au hasard.

Chaque papier a été plié par mes soins en origami approximatif, ou en avion incertain, certains sans ailes, d’autres sans queue ni tête.
J’avais entendu, une fois, quelqu’un lire un extrait de roman dans lequel le personnage central faisait la liste de tout ce qu’il n’avait pas fait ni écrit, et de tous les livres absents de sa bibliothèque, liste sans fin, l’objet de toute une vie remplie de non vie…

Je suis, en ce qui me concerne, une brouillonne assumée, et je ne consignerai pas la liste déprimante de tout ce que je ne ferai jamais, la litanie des sujets possibles de livres à jamais non écrits.

Je suis partie pour vous faire un post mou, sans politique, sans avenir, sans philosophie de base. Un post de début d’année, sans entrain ni appétence, dans un monde qui s’écroule, en des soubresauts violemment réprimés par des qui disent que c’est-la-faute-des-autre-dépenaillés-édentés, s’ils sont obligés de frapper fort. Pour leur apprendre à faire dans leur caisse, en silence. Ils zavaient qu’à pascommencer… non mais !

Je partage, donc. Avant de mettre le feu à ces éphémères papiers (et, pendant qu’on est encore un tout petit peu en vacances, avec la maîtresse au milieu !), au lieu de consumer  uniquement ma seule existence, et ma belle jeunesse envolée.

En fait, en début d’année, je décombre…

717474747

Tiens, un poil d’étymologie au passage (oui, on a l’étymologie poilue chez Bleufushia, c’est comme ça!)

Décombres, ça se rencontre toujours au pluriel ?

Oui, quasiment tout le temps : par exemple, dans l’expression « les décombres de l’immeuble marseillais », ou plus globalement, les « décombres que laisse derrière elle la révolution » (Littré).
On apprend, en feuilletant le « Dictionnaire des expressions vicieuses usitées dans un grand nombre de départements, édition de 1807 » que l’origine du mot signifie barricade d’arbres abattus (lais-sez-par-ler les p’tits papiers – des décombres pourraient-ils servir à fabriquer du papier ?) et que lorsque des décombres encombrent, il suffit de les décombrer.

Je vais donc m’employer à virer de là les scories de ma boîte à rien du tout tout bleu, pleine d’égobilles.

88888

(aussitôt lues et entendues, je les ai capturées , mais en fait, elles ne m’appartiennent pas !)

Curieusement, un coup des hasards objectifs, tout me parle de maintenant… par la lorgnette particulière des mots : dans cette société étrange, le langage s’échappe et dit n’importe quoi, et souvent rien. Souvent, il ne reflète qu’un vide même pas intersidéral.

Le champ de la politique est une mine (pendant qu’on n’y comprend goutte, les affaires continuent). Ma sensation est que tout glisse et se délite, les mots comme la réalité. Un peu comme la banquise qui part en biberine.
Souvent, je me sens comme isolée dans un pays que je connais, dont les gens utilisent une langue que je pratique, mais une paroi invisible m’empêche de comprendre ce qui se dit, ce qui s’échange. Je m’arrête, mon regard se brouille, et je me demande où je suis.
Peut-être ai-je chopé l’Allzheimer…

Ou suis-je ce gamin, vu dans une classe, à qui on apprenait une chanson en langue étrangère, sans lui avoir dit que ce n’était pas du français, et qui essayait désespérément de comprendre de quoi ça parlait au travers de ses filtres français. Il en avait fondu en larmes.

Oui, je suis cet enfant qui n’entrave que couic à l’univers qui l’environne…

Et qui écoute du Jacques Rebotier : « la vie, j’y comprends rien », en se disant que moi non plus, rien de rien…

Souvent, je me demande à quoi jouent les gens dans leurs vies ? De quoi elles sont faites, leurs vies, qui est totalement étranger à la mienne ? Je n’ose pas en parler. Je suis sans doute la seule à m’interroger ainsi. Les autres ont l’air tellement à l’aise.

Mais de quoi on parle ? que dit le langage quand il ne dit rien, mais qu’il le dit quand même ?

joseph cornell, the hotel eden, 1945

Joseph Cornell : the hotel eden ) – ou « comme un oiseau sans ailes » :o)

 

Comme, dans une vie antérieure, les « couvertures auxquelles vous avez échappé » (j’y pense, on est le 7 janvier), je vous livre, dans un classement fort approximatif, quelques uns de ces papiers de l’année (du langage qui se mord la queue, mais pas que) :

Véhicules (entendu)

  • la voiture, elle est à moitié à vendre (le haut ? le bas ? l’avant ? l’arrière ? en biais ?)

et par association à l’idée de déplacement, le souvenir de « si les cons volaient, il serait chef d’escadrille »

Dans la catégorie « peut-on rire de tout ?»

  • James Horner, compositeur du Titanic, mort dans un crash aérien
  • De Gaulle, mort en faisant une réussite
  • un tribunal empêche des parents de nommer leur enfant Nutella (ils font appel – à tarte ?)

Politique (lu sur les rézosocios)

  • Marx est un nobody, comme on dit aujourd’hui (« ça c’est sûr, ça c’est sûr, ça c’est sûr !« )
  • Il y a un channel dans le discord (NB. Là, c’est du lourd!)
  • le gouvernement, il nous prend pour des google (un anonyme)
  • arrête d’être niant niant, ne crois pas tout ce qu’ils disent (forum gilets jaunes) (celle-là, je l’adore ! dans la révolte, on est souvent « niant niant » !)
  • tu es le vainqueur d’Aujourd’hui (c’est qui, çui-là?)
  • il a process l’information (j’en suis fort aise pour lui, mais de quoi ils causent ? Je suis la seule à ne rien capter?)
1 8hilu1wyaub4gcjn-yc6iw

Boîte de Joseph Cornell

Infos qui passent

  • Sénèque prédit à l’empereur Claude qu’il jouera éternellement aux dés en enfer avec un cornet sans fond (idée de châtiment pour les hommes politiques – ou comment les guérir radicalement d’être dé – sisyph)
  • Le Père Castor a choisi son nom parce que le castor construit et n’abandonne pas ses enfants (contre exemple politique)
  • la solidarité est un délit

Sponsorisé par fesse de bouc :

  • le pull de ski urbain (un coup du changement climatique?)
  • comment réussir son trait de liner flou ? Inscrivez-vous au webinaire (j’ai toujours détesté les trucs binaires, je préfère les nuances, mais pas le flou, je peux ?)
  • elle se trouve led (ouarf !)
  • Faites passer votre branding à la vitesse supérieure ! (yeah, ça va décoiffer!!!) pas l’ombre d’une idée de ce qu’est un branding (et je veux pas savoir, je m’en balance dru : sans doute une sorte de drone brûlant à la noix)
  • ces oranges vifs, roses intenses, jaunes fluo ou bleus électriques exaltent un vestiaire résolument technique et donnent le ton d’une saison au pic du chic (merdieu, si maintenant faut avoir le vestiaire technique et résolu, je me sens mal de chez mal)

  • boostez votre unicorn ! (j’peux pas, elle a le cul cramé !!! ai-je beuglé, avant de découvrir qu’une unicorn, c’est une start up valorisée de plus d’un milliard de dollars avant même d’être cotée en bourse : le truc qui me fait juste vomir direct!!)          

Début d’une anthologie des mots ou expressions insupportables, qui me procurent un embarras gastrique conséquent autant qu’immédiat

  • la magie de noël
  • disrupter
  • on n’a pas fait assez de pédagogie

Je vous avais prévenu, l’univers devient chaotique, mes posts aussi, alors que ma vie cahote par ailleurs (seulement la mienne ?).

113_joseph-cornell _untitled_v-1935_900px_ok.jpg

Joseph Cornell, sans titre… envolons-nous cependant dans un monde magique !

Heureusement qu’il y a l’art (et les boîtes de Cornell, qui ne causent pas !)

RENDEZ-NOUS NOS LICORNES, l’ISF, NOS REVES, LE MONDE, LES PLANS B, LA BANQUISE, LES MISTRAL GAGNANT, ET LES TUTTI (SANS) QUANTI(QUES) ET AVEC CINQ FRUTTI LEGUMI PAR JOUR !!

Je laisse le mot de la fin à Prévert : « quand vous citez un texte con, n’oubliez pas le contexte ».
Désolée, je l’ai souvent laissé filer (« cours-y vite, cours-y vite… »)
Allez, bonne année, les gens, dans un monde résolument sans branding qui s’emballe, et surtout, sans discord dans le channel (c’est pas gagné, je vous le dis) !

Moi, je dis, et surtout le discord ! l’absence de discord, c’est la plus belle des richesses.

Bon, la santé (mentale) aussi. Et là, je suis mal barrée !

©Bleufushia